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Soirées d'hiver

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(@patagon64)
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Un petit livre rouge de la célèbre collection Guérin, qui agrémentera vos longues soirées d’hiver.

« La dent du piment » de Thomas Vennin, 199 p, 13,5€

S’arrêtant sur les ascensions les plus marquantes, les plus cocasses ou drôles et bien sur dramatiques des montagnes du monde, Thomas Vennin nous invite à un voyage dans le temps.

Il propose un cheminement de l’histoire de ce qui allait devenir l’alpinisme, « inventé » par les Anglais le 22 décembre 1857 qui créent le premier Alpin Club, 17 ans avant la naissance de Club Alpin français.

De la conquête du Mont Blanc par Balmat et Piccard, acceptant de passer une nuit en haute montagne malgré les démons, le 8 août 1786 , et l’ascension de la première femme, Marie Paradis la bien nommée, qui l’atteint en 1808, à la création de la première compagnie de guides de Chamonix en 1821 (film présenté cette année au gala du film de montagne).

Il parcourt l’histoire des grandes premières sur les sommets alpins et la compétition entre les chamognards et les anglais pour inscrire à la postérité les noms des vainqueurs.

Les noms de ceux (on ne dit pas celles sauf tardivement avec Catherine Destivelle, c’est un monde exclusivement masculin…) qui ont participé à la légende de l’alpinisme : Walker, Mallory, Allain, Rebuffat, Frison Roche, Terray, Lachenal, Cassin, plus près de nous Bonatti, Desmaisons, Messner, Lafaye Beghin, Profit, Destivelle,Loretan, Revol…

Les drames sur l’Eiger, le Cervin, les Drus, au Nanga Parabat.

Celle aussi des grands sommets de l’Himalaya et l’absurdité des premières expéditions nationales. Le mystère de Mallory et Irvine sur l’Everest ( Chomolungma pour les Tibétains ou Sagarmatha pour les Népalais...ah les méfaits du colonialisme…) ont ils jamais atteint le sommet ?

La gloire des Anglais par un Néo-Zélandais et un Népalais en 1953 ; L’Annapurna « français » premier 8000, mais entaché de la duplicité d’un de ses vainqueurs Herzog qui n’aura de cesse d’empêcher Lachenal de revendiquer lui aussi la conquête du sommet. Duplicité et outrage aussi pour Bonatti lors de la conquête du K2.

Les exploits de celui qui allait ouvrir une aire nouvelle dans la conquête des grands sommets seul et sans oxygène Reihnod Messner.

Bref si chaque grande ascension est décrite par un texte court, vif, plaisant et souvent teinté d’humour et légèreté, l’ensemble se lit avec plaisir et permet un temps l’évasion ; de manière plus générale il permet une réflexion sur ce que ce sport aventure est devenu au fil du temps.

N’y cherchez pas les Pyrénées, pour l’auteur leur découverte ne rentre pas dans le grande livre de la montagne...

Bonne lecture.

M.M


 
Posted : 09/01/2022 4:10 pm
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